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jeudi 8 décembre 2011

Tous les ans je le répète, cette période de fêtes n'est pas ma tasse de thé. Trop de flonflons lumineux, de cache-misère, d'étalages incitant les vols sans parler de ce qui ira dans les poubelles après coup. 


Dans les régions et pays où les traditions persistent comme par exemple dans le nord et l'est de la France et encore plus loin, il est joyeux de voir les marchés de Noël, les sablés fabriqués en famille, se réchauffer au vin chaud épicé, profiter de la musique dans les rues... il y a rencontres entre amis et voisins, la fête est partout dehors et dans les foyers. Chaleur de l'âtre et dans les coeurs. Je me souviens de Prague où je suis allée en novembre-décembre il y a quelques années, que de souvenirs plein de couleurs et de notes dansantes.


Enfant, dans ma famille, tout était simplement organisé. Le sapin avec quelques guirlandes et boules en verre, la crèche et la messe de minuit. Les cadeaux le lendemain découverts au réveil, les années d'après guerre ne permettaient pas de folies. Mais que de tendresse !


A l'heure actuelle l'Eglise est pour moi un lieu de culte comme un autre, où l'on vient se recueillir parce que le silence est propice à l'intériorité. Mais j'avoue que l'organisation de l'Eglise, ses différentes façades dedans et dehors, les prêtres, les évêques et membres supérieurs me consternent. Comme en politique, beaucoup d'hypocrisie et de non-dit. Il faut à tout prix sauver les apparences sans parler du pouvoir pour grimper les échelons !


Qu'est-ce qui est important pour l'être humain, pour l'humanité aujourd'hui et demain ?


Maurice Bellet a écrit
La vie, la mort, la faim, la maladie, la possibilité de supporter notre condition, la science et son devenir, la mondialisation, le sens ou l'absence de sens, l'état des croyances, l'inconscient, la démocratie... Voilà ce qui importe, ce qui précisément importe.

C’est le niveau de préoccupation de l’Évangile quand il est Évangile, et non l’affaire de la boutique chrétienne.



Je vous invite à consulter sa plume http://www.mauricebellet.eu
 sa bibliographie est très riche et indiquée sur le site.

 Merci à Maurice Bellet.


mardi 23 mars 2010

Mon Maître à penser


«Jean est au confluent de bien des réalités humaines ; il est fils de militaire et diplomate, militaire lui-même pendant un temps, professeur de philosophie, il a fait des études de théologie. Il fut marqué par des expériences de vie communautaire à L' Eau Vive et à L'Arche, plongé dans l'univers des personnes handicapées intellectuelles. Par ses voyages à travers le monde pour L'Arche et Foi et Lumière, il a touché la souffrance et la détresse des personnes handicapées et de leurs parents, quelles que soient leur nationalité ou leur religion. Sa pensée est de plus en plus universelle, et centrée sur l'Homme, sur l'humanité de chacun.» (Gilles Beauchemin, Penseurs et Apôtres du XXème Siècle, Émission radiophonique du 19 janvier 2000.)

Jean Vanier , Une Arche de tendresse Cet homme m'a fait traverser des murs fabriqués en moi depuis ma naissance. Franchir ces obstacles n'est guère aisé il reste souvent des lézardes dont il faut prendre grand soin pour que tout ne s'écroule pas lors de bourrasques !

De toutes les séparations subies au cours de ma petite enfance, des séjours à l'hôpital, puis en nourrice, retour chez mes parents avant d'être casée chez ma grand-mère, j'ai trouvé ma protection en m'échappant dans les rêves et les lectures. L'imaginaire est une extraordinaire protection contre la souffrance et contre la réalité écrit Jean Vanier dans Toute personne est une histoire sacrée.

Mon père très autoritaire, à l'époque où la gifle et la fessée étaient souvent les outils disciplinaires, j'ai souvent été mise en difficulté par les personnes autoritaires. Séquelles incurables.

J'ai découvert dans la quarantaine, en m'occupant des plus faibles la fécondité de la tendresse, de la présence, de la confiance, de l'écoute et de la fidélité chaleureuse, un épanouissement qui a facilité mon développement personnel. De même auprès des étrangers arrivés en France, j'ai pu avoir des contacts riches sur le plan personnel et sur le plan intellectuel.

Nous apprenons au quotidien. Jean dit que dans la vie nous traversons plusieurs deuils puisque, par définition, c'est perdre quelque chose de vital, quelque chose qui remplit l'esprit, le coeur, comme c'est le cas du passage à l'adolescence, puis à l'âge adulte enfin à la vieillesse. Au bout du chemin la mort. Nous ne pouvons fuir, personnellement j'essaie de ne pas laisser trop de place au vide, mais au-delà des activités pour lesquelles je me suis engagée, je comble les espaces par la lecture, la réflexion toutes les préoccupations intellectuelles encore vivantes.


bq La personne, c'est le coeur : et le coeur implique compassion , tendresse, écoute, compréhension et fusion. eq Citation de Jean Vanier