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mardi 10 janvier 2012
dimanche 3 avril 2011
Gardons nos hôpitaux
Je me souviens de ce merveilleux livre ci-dessus. Rappelons que Monique Brossard-Le-Grand est chirurgienne et connaît bien le monde hospitalier en France et dans le Monde.
Confrontée moi-même plusieurs fois à la vie hospitalière en tant que souffrante et visiteuse, je rends à César ce qui est à César. Le monde des patients est stressant moralement et physiquement et le mot patient n'est pas un vain mot lorsqu'il faut attendre dans les couloirs, en chambre et quelquefois subir les sauts d'humeur du personnel épuisé.
Mais que ferions-nous sans ces équipes et ce personnel médical ayant passé des tonnes d'examens et de jeunes années pour arriver là, près de nous, à nous écouter pour essayer de comprendre d'où provient le dérèglement de notre organisme, chercher les remèdes appropriés, au mieux, car il faut se battre avec l'identité de chacun et ses émotions. La nature humaine est tellement complexe. On ne réagit pas tous de la même manière.
Nous sommes habitués aux appareillages sophistiqués qui procurent des résultats rapides et fiables. Radiologie, scanner, IRM, sans omettre la biologie. Remarquable. Il faut permettre à tout ce personnel compétent à ne pas devenir de froids instrumentistes mais des êtres capables de douceur et de communication.
Enfin merci à l'hôpital, vive l'hôpital et à tous ceux qui y travaillent (hommes et femmes en blanc et autres couleurs...)
Un peu d'humour à la Molière
On ne meurt qu'une fois, et c'est pour si longtemps!
samedi 2 avril 2011
Je vis parce que je vis
POURQUOI VIS-TU ?
Chemin faisant, guettant les libellules, vous faites exactement ce que vous vouliez faire, vous ne posez alors aucune question à la vie, car, dit Maître Eckhart, la vie est sans pourquoi. "Celui qui interrogerait la vie pendant mille ans : "Pourquoi vis-tu ?", si elle pouvait répondre elle ne dirait pas autre chose que ceci : "Je vis parce que je vis." C'est parce que la vie vit de son propre fond et jaillit de son être propre, voilà pourquoi elle vit parce qu'elle vit pour elle-même."
Cugno A. La libellule et le philosophe. Edts du Seuil. 2011. P. 92
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dimanche 20 mars 2011
Comprenne qui voudra
As-tu vu les fleurs de pommier ?
Elles sont jolies ces fleurs en printemps
surtout quand je vois à travers le parfum
les yeux de ma bien-aimée
et ces fleurs deviennent des fruits
et bientôt une pomme
on croque dedans
ou on la vend
ou on la donne
on se réjouit...
le regard qui se penche vers elle
est autre...
et puis un jour
ces pommes pourrissent
sentent mauvais
comme un corps tordu
et de cette pourriture on fait une eau de vie
qui nettoie
qui purifie
qui nous rend ivres.. l'alcool...
ainsi de la mort
naît la vie...
[...]
[...]
Jean Vanier. Ouvre mes bras. Edts du Cerf, 1988. P. 24
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mercredi 9 février 2011
Témoignage de Georges Brassens
p. 266 et photo de Brassens, père et fils, en 1938 p. 267
Du fait qu'un couple de fieffés
Minables a pris le café
Du pauvre, on naît et nous voilà
Contraints d'estimer ces gens-là.
Parc'qu'un minus de cinq à sept
Parc'qu'un minus de cinq à sept
Chevauche une pauvre mazette
Qui resta froide, sortit du
Néant un qui n'aurait pas dû.
Ce n'est pas tout d'être mon père,
Il faut aussi me plaire.
Etr' mon fils ce n'est pas tout
Etr' mon fils ce n'est pas tout
Il faut me plaire itou.
Trouver son père sympathique,
C'est pas automatique.
Avoir un fils qui nous agrée,
Avoir un fils qui nous agrée,
Ce n'est pas assuré.
Quand on s'avise de venir
Sur terre, il faut se prémunir
Contre la tentation facile
D'être un rejeton imbécile.
Ne pas mettre au monde un connard,
C'est malcommode et c'est un art
Que ne pratique pas souvent
La majorité des vivants.
L'enfant naturel, l'orphelin
Est malheureux et je le plains,
Mais, du moins, il n'est pas tenu
Au respect d'un père inconnu.
Jésus, lui, fut plus avisé,
Et plutôt que de s'exposer
A prendre un crétin pour papa,
Il aima mieux n'en avoir pas.
C'est pas un compte personnel
Que je règle; mon paternel,
Brave vieux, me plaisait beaucoup,
Etait tout à fait à mon goût.
Quant à moi, qui malgré des tas
Quant à moi, qui malgré des tas
de galipettes de fada,
N'ai point engendré de petits,
J'n'ai pas pu faire d'abrutis.
Gorges Brassens, 1982
vendredi 29 janvier 2010
Amour sans voix
photo HB

On parle ce langage sans l'avoir appris,
mais il faut l'écouter, apprendre à recevoir,
attendre pour donner.
On aime ce langage pour lui-même,
mais on sent bien qu'il mène quelque part.
Chacun choisit le nom du cercle de lumière
au bout de son allée.
Que la lumière est belle au bout de l'allée la plus longue !
Chacun choisit.
Moi les gestes de l'amour me mènent à l'enfance.
Je suis dans tes six ans,
Moi les gestes de l'amour me mènent à l'enfance.
Je suis dans tes six ans,
après quand tu te blottis contre moi,
tu me rends la moitié du monde,
souviens-toi.
Philippe Delerm
Extrait de "Dis, papa, l'amour c'est quoi ?"
Jacques Salomé
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